Le Petit Cephalophore

lundi, avril 02, 2018

Vigile pascale


La Lumière a jailli du tombeau

Alléluia !





Dimanche de Pâques :
baptême de Chloé, Louis et Noam





mercredi, mars 28, 2018

Mars 2018. L'édito du père Tardy


Le premier avril est le jour des farces et autres devinettes. Savez-vous ce qu’est un « vicaire forain » ? Je vous donne un indice : chaque paroisse a son vicaire forain…

Le père Maxime est vicaire mais pas forain. Mgr Beau est vicaire général certes, mais toujours pas forain… Qui donc est notre vicaire forain ? Ne vous y trompez pas, ce n’est pas une nouvelle attraction de fête foraine, c’est le nom canonique pour le « curé Doyen », appelé aussi « Archiprêtre » ou plus trivialement « prêtre responsable du secteur pastoral ».
Car si chaque paroisse a son curé, et éventuellement des vicaires, il existe un prêtre, nommé par l’archevêque après vote consultatif, qu’on appelle le doyen et qui veille sur un ensemble de 4 à 6 paroisses qu’on appelle un « doyenné ». Le doyen n’est pas le plus vieux en âge, ni même en fonction, il n’a pas de primauté d’honneur : il est simplement chargé de veiller, au nom de l’évêque, à la bonne intelligence des prêtres du doyenné entre eux, à leurs besoins matériels et humains. Il devient parfois médiateur auprès de l’évêque et organise un certain nombre d’activités trop importantes pour être portées par une seule paroisse.

A Paris, il y a des doyennés qui fonctionnent au minimum, d’autres plus dynamiques. Chaque doyenné  le fait à sa manière et les doyens se retrouvent régulièrement autour de l’archevêque pour assurer un semblant de cohérence dans tout cela.
Ce numéro de votre journal préféré voudrait vous présenter le doyenné du Marais, ses actions, ses espoirs et ses peines. Vous le verrez : les activités communes à ce doyenné sont plus nombreuses qu’on le croirait… Elles manifestent la fraternité et l’entraide dans notre quartier : les récentes conférences de carême en ont été une expression concrète...

En fin de compte, le doyenné ressemble un peu à son doyen qui n’est autre que le père Olivier de Cagny, par ailleurs curé de Saint-Louis-en-l’Ile. Il est également depuis peu chanoine de Notre-Dame. Mais des chanoines, nous parlerons une autre fois !

Père Roger Tardy

Les "autres" curés de notre doyenné


Père Olivier de Cagny, vicaire forain, curé de Saint-Louis-en-l’Ile

Quand on retrouve le père Olivier de Cagny en son presbytère de Saint-Louis-en-l’Île, on se souvient avec un brin d’émotion de ses années de jeune vicaire à Saint-Denys, où sa jovialité faisait merveille auprès des enfants. Le surnom POC lui est resté, et les trois lettres sont inscrites sur sa boîte aux lettres. Mais aujourd’hui, c’est avec notre vicaire forain, autrement dit notre doyen, que nous avons rendez-vous, afin qu’il nous parle de son rôle au sein du doyenné. « Tel un vice-roi, un vice-amiral, le vicaire est celui qui aide le chargé de fonctions principales. Comme un curé, un évêque a des vicaires, d’une part généraux pour nommer les prêtres, d’autre part épiscopaux (agissant dans un secteur thématique d’activités). »
Le père de Cagny rappelle l’origine étymologique. « Forain » vient du latin foris, signifiant « l’extérieur ». Au Ier siècle, chaque évêque avait son église. Avec le développement des églises de campagne, il a fallu y envoyer des prêtres, tout en gardant le lien, d’où l’apparition des vicaires de l’évêque. Par la suite ont été fixées les paroisses (du grec paroikia, par signifiant « autre » et oikos « maison »). Aux Vème-VIIème siècles, « le vicaire forain endosse la casquette de délégué de l’évêque sur la paroisse, et inversement remonte les infos du curé de paroisse à l’évêque. »
Le doyen est toujours un prêtre. Choisi sur consultation des autres prêtres et nommé par l’évêque, il est chargé de veiller au bon exercice du ministère de ces prêtres, « de promouvoir et coordonner l’action pastorale commune aux paroisses. De veiller à ce que les clercs se conduisent en conformité avec leur état et remplissent leur fonction avec soin : la bonne tenue des fonctions religieuses et des registres, l’entretien des lieux, la beauté des liturgies... Bien sûr, c’est fraternel ! » nuance-t-il dans un sourire. « Sans oublier de veiller à ce que les prêtres soient soutenus spirituellement, de s’enquérir de ceux qui sont malades. Du coup, pour réfléchir à tout ça, je dois réunir les prêtres et les diacres une fois par an, et les curés tous les deux mois. Un travail d’équipe que je répercute trois fois par an à mon évêque, Mgr Jérôme Beau. L’ordre du jour de ma prochaine réunion ? La première question est précisément : « qu’attendez-vous de votre doyen ? » Ensuite, nous traiterons des actions œcuméniques avec les protestants du quartier. De « l’Église verte » aussi : le diocèse a décidé de décerner un label écologique. Pour l’instant c’est un peu ludique, on doit réfléchir à la manière d’être exemplaire. Certains points sont traités par une paroisse : un week-end d’évangélisation dans la rue avant Noël aux Blancs-Manteaux, un journal du quartier à Saint-Paul… D’autres sont mutualisés par 3, 4 paroisses, tels la préparation au mariage, le catéchuménat, comment mieux travailler avec les jeunes. La charité, c’est un chantier à améliorer, comme les confessions : j’ai l’idée qu’un jour par mois, de 7h à 23h, un prêtre soit disponible dans l’une des quatre églises pour donner le sacrement de réconciliation. »
Propos recueillis par Marie-Christine D.                    


Père Benoît-Marie Roque, curé de Notre-Dame-des Blancs-Manteaux

« Le Marais, c’est nous quatre. Avec les confrères, nous sommes soudés, car le quartier est difficile : on fait tout ce qu’on peut faire ensemble. Notre responsabilité commune, face aux passants et aux touristes des Airb&b, (c’est cela la réalité du Marais : des logements vides !) c’est de les accueillir, de les faire entrer dans l’église. C’est aussi la sauvegarde du patrimoine culturel : notre paroisse en particulier est un lieu de culture, nous abritons beaucoup de concerts (Fauré, Bach, tout le répertoire !)
Le doyenné, c’est aussi cette année une initiative œcuménique autour de l’anniversaire de la Réforme (un succès) et les conférences de carême, qui ont déjà réuni autour de Pierre [Vivarès] à Saint-Denys et d’Olivier [de Cagny] à Saint-Paul plus de 70 personnes chacune.
Le doyenné, c’est encore le moyen de mutualiser nos forces, et puis… on se console mutuellement ! La paroisse de N-D-des Blancs-Manteaux est petite : 5 579 habitants (mais Saint-Louis en a encore moins : 4 019). Nous avons un vrai problème de ressources humaines : une poignée de gens dévoués corps et âme, mais qui se font vieux, sur un total de 130 paroissiens aux messes dominicales. Nos églises sont très proches les unes des autres, voilà pourquoi il y a peu de monde. Nous avons 20 enfants au catéchisme (en comptant l’Éveil à la foi), qui font leur retraite de première communion avec leurs camarades de Saint-Louis. Même chose pour la préparation au mariage : elle est commune à Saint-Paul et nous. Il y a aussi le catéchuménat qui est décanal. Avez-vous vous lu le dépliant du doyenné ? Il doit être à Saint-Denys… Tout y est ! »


Père Pierre Vivarès, curé de Saint-Paul-Saint-Louis

« Notre doyenné est très typé et très identifiable : le Marais est très exactement un quartier de Paris. Un quartier où l’on vient, et non d’où l’on part. Un quartier difficile car à la pointe de la mode, qui prend de plein fouet la déchristianisation, mais aussi dont les habitants sont cultivés, culturellement intéressés. C’est aussi un quartier très cher : le prix de l’immobilier fait fuir les familles.  La population paroissiale est donc fragile. Mais il y a aussi une conscience d’appartenance au doyenné plus forte qu’ailleurs, avec des communautés pourtant diverses et des églises spécifiques. Saint-Paul est très visible, très visitée par les touristes et les Parisiens, richement ornée. La communauté paroissiale (600 paroissiens pratiquants sur 15 000 habitants) doit porter à bout de bras ce gros patrimoine.
Le doyenné, c’est une structure ecclésiale importante : il est bon pour un curé de ne pas être seul dans la relecture de son action. C’est le premier lieu de l’entraide fraternelle entre confrères. Ici, on s’entend tous très bien, on a plaisir à se retrouver et à déjeuner ensemble. C’est aussi une aide matérielle : notre travail commun est intéressant pour la dynamique d’ensemble, et comme on est sur les mêmes réalités sociologiques, on se comprend, on partage sur cette homogénéité. On peut agir ensemble, rencontrer ensemble les autorités civiles, par exemple. Cette année, les conférences de carême en doyenné ont permis de proposer d’autres voix, d’autres prêtres, une diversité d’écoute et de parole.
L’Amour s’incarne toujours. A partir de la paroisse, à partir du concret du présent, on tend vers cette Église universelle qui nous dépasse. »
Propos recueillis par Dominique Th.                    

Charité en doyenné : le Comité caritatif de quartier


Le Comité Caritatif du doyenné, dit « de quartier », offre aux différents mouvements de solidarité actifs de notre doyenné des temps de rencontre et d’échange permettant de mieux se connaître, de recenser et croiser les initiatives. Il réunit ainsi deux fois par an les acteurs de différentes associations : les Conférences Saint-Vincent-de-Paul des paroisses, les permanences locales du Secours Catholique et des Petits Frères des Pauvres, Solidarité Nouvelle face au Chômage (SNC), Réseau Chrétien Immigrés (RCI), Aux Captifs la Libération et prochainement l’Association Protestante de l’église des Billettes. Ces associations agissent grâce à des bénévoles... et en recherchent ! Elles déploient leurs actions de façon autonome dans des domaines variés : visites et accompagnement de personnes isolées, repas et activités conviviales en faveur des seniors, soutien scolaire et ateliers récréatifs pour les enfants et les adolescents, accompagnement personnalisé des demandeurs d’emploi, accompagnement aux démarches administratives des personnes en difficulté, cours d’alphabétisation et aide des personnes immigrées, maraudes auprès des personnes sans abri du quartier… et bien d’autres activités.



Jean Marie H., membre de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis, anime ce Comité Caritatif. Il témoigne : « Tant de gens sont seuls et ont besoin d’aide, d’amitié, de rencontres ! Apporter un regard nouveau et bienveillant transforme la vie de beaucoup de personnes  en situation difficile. Créer du lien, enrichir la vie du quartier est capital… Ces réunions ouvrent nos paroisses, nous permettent de partager, de communiquer, de savoir et faire savoir ! »
Propos recueillis par Isabelle M.

Pour plus d’info, prenez le dépliant « Les mouvements de solidarité dans le quartier » disponible à l’accueil des quatre paroisses du doyenné.

Catéchuménat en doyenné



Le catéchuménat* figure depuis longtemps parmi ces services ecclésiaux diocésains qui bénéficient d’une organisation décanale. L’exemple du Marais, avec trois petites paroisses sur les quatre qui forment le doyenné, prouve l’intérêt d’un tel regroupement. Les demandeurs des sacrements de l’initiation chrétienne se manifestent souvent par « vagues », venant de l’une ou l’autre paroisse, mais le fonctionnement décanal leur permet d’arriver au sein du groupe à peu près stable d’année en année. Mais davantage encore, cette collaboration des paroisses apparaît comme une force et une richesse partagée, avec les apports spécifiques de chacune. C’est la paroisse Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux qui fournit les accompagnateurs les plus nombreux et très fidèles. C’est elle aussi qui, par l'intermédiaire d’Yves C., entretient le lien du groupe avec le diocèse. Notre doyen actuel, le père Olivier de Cagny, curé de Saint-Louis-en-l’Ile, honore le groupe par sa présence régulière aux réunions mensuelles, notamment par sa contribution à la beauté de la prière finale. De temps en temps, un des séminaristes de sa « maison » vient rajeunir l’équipe des accompagnateurs. Quant à notre paroisse, elle offre l’accueil dans ses locaux, mais surtout l’engagement fort du père Roger Tardy dans l’enseignement.  C’est lui qui formule la parole de synthèse à la fin d’une rencontre. Il partage avec Hélène R., responsable choisie par ses membres, le souci de l’organisation générale du groupe. Hélène est rattachée à la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis, dont vient également Jean-François B., diacre permanent et accompagnateur. Les catéchumènes sont ainsi accueillis dans un groupe fort, à la fois diversifié et uni, qui, par un dépassement de l’esprit de clocher en vue d’une mission unique - les aider à rencontrer Dieu dans la personne du Christ, leur dit quelque chose d’essentiel de l’Église…
Propos recueillis par Katarina K.

*Le catéchuménat est la préparation des adultes aux sacrements de l’initiation chrétienne, c’est-à-dire, au baptême, à la confirmation, à la première communion, ou à ces trois sacrements à la fois.


La marche des "pères" du doyenné


C’est en 2013, sous l’impulsion du père Quinson que s’est constitué le groupe des pères de la paroisse, pour emboîter le pas aux pèlerins de la Marche de Saint-Joseph. Née à l’initiative de laïcs catholiques, sous l’autorité spirituelle du père Jean-Philippe F., cette marche rassemble pour une journée, en temps de Carême, des pères, grands-pères ou pères en devenir… « Il n’y pas que la paternité physique », souligne Christophe P., paroissien de Saint-Denys responsable de ce groupe, dont l’enthousiasme fédère « les pères du Marais ». En effet, depuis 2016, le groupe s’est ouvert aux trois autres paroisses du doyenné. Levés dès l’aube pour ce pèlerinage annuel, les pères du Marais assistent aux laudes, partagent un petit-déjeuner, les oraisons et les méditations, et la visite d‘une église qu’ils découvrent d‘un autre œil. « Marcher de concert libère la parole ; on laisse les routines derrière soi », confie Christophe. Un chemin de paternité qu’ils prolongent au-delà du pèlerinage en communiquant par courriels et par WhatsApp, en se réunissant quatre fois par an, fidèles à l’esprit fondateur d’un groupe « libre, fraternel, engageant ». En l’occurrence l’engagement se traduit par quatre matinées d’échanges, de moments conviviaux et d’enseignement  de très haute tenue  puisqu’il est conduit par le père Vivarès, l’aumônier du groupe.  S’il fallait en retenir un temps fort ? « Celui, confie Christophe P., où nous prions saint Joseph tous ensemble, où chacun  exprime une intention de prière. S’en remettre à l’intercession de saint Joseph., c’est la meilleure façon peut-être d’accéder à notre « charpente intérieure » –  celle qui fait les pères, qui construit notre humanité. »
Propos recueillis par Jérôme G.

L'aumônerie du Marais



En charge de l’aumônerie du Marais, l’abbé Mathieu de Warren est aussi prêtre référent du groupe scolaire catholique Les Francs-Bourgeois et vicaire du curé de la paroisse Saint-Paul – Saint-Louis. Autant dire qu’il ne chôme pas ! « L’aumônerie accueille les collégiens et lycéens du doyenné – et même un peu au-delà –, scolarisés dans l’enseignement public, qui souhaitent approfondir leur foi », explique le jeune prêtre. Soit les élèves des cinq établissements suivants, situés dans les IIème, IIIème et IVème arrondissements : César-Franck (hors doyenné), Victor-Hugo, François-Couperin, Charlemagne, Sophie-Germain. « Mais sur les 4 000 élèves qui fréquentent ces collèges et lycées, 1% seulement sont inscrits à l’aumônerie », regrette le père de Warren qui souhaite mieux faire connaître les activités qui y sont proposées. 
Les 6ème et 5ème se retrouvent le vendredi de 17h à 18h30 pour partager un goûter, des jeux, un temps de prière puis un enseignement.
Même programme pour les 4ème et 3ème, le jeudi de 18h à 19h.
Une petite équipe,  constituée d’un étudiant pour les 6ème, d’un séminariste de Saint-Louis-en-l’Île pour les 5ème, d’un assistant salarié pour les 4ème et d’un père de famille pour les 3ème, prêtent main forte au père de Warren.
Pas de groupe de lycéens cette année en revanche, faute de combattants ! Ils peuvent toutefois participer à la messe dominicale "spécial jeunes" qui se tient une fois par mois à Saint-Paul – Saint-Louis et aux camps proposés hiver comme été, dans un chalet des Hautes-Alpes, au Chazelet. Le prochain camp aura lieu du 7 au 15 juillet. Avis aux amateurs !
Propos recueillis par Sylvie H.

Adresse : 7 (entrée au 5), passage Saint-Paul, 75004 Paris.

Antoine, notre nouveau séminariste



Antoine Van Ha Nguyen, 27 ans, est né au Vietnam, au sein d’une famille de cinq enfants dont il est le benjamin. Heureuse famille, puisque la sœur aînée est déjà religieuse et qu’Antoine se prépare au sacerdoce. A 20 ans, il entre au séminaire dans le diocèse Thanh Hoa, au Nord du Vietnam. « En 2016, mon évêque m’a envoyé en France, à Angers d’abord, pour apprendre le français. Je suis resté 15 mois dans une communauté de religieux, religieuses et missionnaires venus du monde entier pour étudier le français, appelée Mission Langue. Et petit à petit, j’ai fait des progrès. Après Angers, je suis parti pour Paris, en janvier. Je suis resté un mois à la Maison Picpus, auprès des personnes âgées, pour les aider à prendre leur repas mais aussi pour converser avec elles. Cela a été pour moi un bon moment. J’étais heureux de discuter   avec elles de la vie en France. Depuis le 4 février, me voici à Saint-Denys. J’ai été très bien accueilli dans la Maison du séminaire, où tout le monde est toujours disponible pour m’aider. » Antoine ne suit pas encore les cours dispensés aux autres séminaristes. Il doit d’abord perfectionner son français, grâce aux cours de langue dispensés à la Catho., mais il suit également aux Bernardins un cours public sur « l’évangile selon saint Matthieu ».

En ce moment, on fête au Vietnam le Nouvel An (Tet). Antoine pense à sa famille avec un peu de nostalgie. Mais par téléphone ou par mail, il est heureux de pouvoir lui envoyer des messages de bons vœux pour cette nouvelle année qui commence là-bas sans lui.

Bienvenue à Saint-Denys, Antoine ! Nous espérons que tu seras heureux parmi nous.
Propos recueillis par Dominique Th.                         

vendredi, mars 23, 2018

L'état du denier à Saint-Denys


A Paris, la tendance générale est à la baisse. Le diocèse a enregistré en 2017 une nouvelle diminution du nombre des donateurs au Denier : moins 428 pour un total de 55 357 foyers. Mais ces donateurs se sont montrés, une fois encore, un peu plus généreux que les années précédentes, avec une augmentation des dons de 1,3% , soit au total 25 400 000 €.

Saint-Denys, on observe une double diminution : l’année 2017 a été marquée par une baisse du nombre des donateurs (de 6%, soit 20 donateurs de moins sur 320 foyers) mais aussi par une baisse du total des dons (de 1%, soit 1 652 €  de moins sur un total de 155 780 €).
Chez nous, le don moyen annuel est de 487 € en 2017 (soit, après la réduction d’impôt sur le revenu, 166 € net par an, c’est-à-dire 45 centimes par jour).

Est-il encore nécessaire de le rappeler ? Votre don au Denier constitue la principale ressource (48%) du fonctionnement de la paroisse (800 € par jour).



Bien sûr, la situation économique de notre paroisse demeure saine, grâce à votre générosité, mais aussi grâce à votre mobilisation, notamment lors des Journées d’Amitié, deuxième ressource de la paroisse, et vos dons réguliers lors des quêtes dominicales.

Une prière : en 2018, n’attendez pas le mois de novembre, voire de décembre !, pour renouveler votre soutien au Denier (33% des dons sont en effet effectués dans ces deux derniers mois), car c’est toute l’année que notre Église doit faire face aux dépenses inhérentes à sa mission.

Une remarque enfin : l’introduction prochaine du prélèvement à la source ne changera rien à la déductibilité de vos dons de 2018, qui feront toujours l’objet d’une déclaration entre avril et juin 2019. 
Alors, donnez !
PhTh.

jeudi, mars 22, 2018

Nos auteurs invités aux JAM 2017




Brunor

Auteur de B.D. religieuses, Brunor avait déjà été, voici quelques années, l'invité très apprécié des Journées d'Amitié de Saint-Denys. Les JAM 2017 ont été l'occasion de découvrir ses deux nouveaux ouvrages publiés à la rentrée. Qu'ils soient jeunes en quête de réponses pour répondre à leurs questions, parents ou grands-parents trouvant là un formidable outil pour les aider à transmettre leur foi, qu'ils enseignent le catéchisme ou tout simplement lui confient, au vu du sérieux et de la profondeur de ses recherches : « Vous faites ce que nous n'avons pas le temps ou l'envie de faire », ses lecteurs se sont pressés, nombreux, au stand des Livres neufs pour lui faire part de leur intérêt et de leur reconnaissance. Dialogue avec ce père de famille dont le fils David, ordonné en juin dernier, est actuellement prêtre à Rome.

Le Petit Céphalophore : Comment vous est venu le concept très original de la collection Indices pensables, dans laquelle vous venez de publier Qui est Jésus Christ ? La question interdite. Enquête pour l’unité* ?

Brunor : On cherche toujours à transmettre sa foi. Lors de mes enquêtes, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup d'indices. Alors que d'aucuns pensent que l'évolution des sciences tendrait à ébranler nos convictions chrétiennes, on s'aperçoit que c'est exactement le contraire ! Lire le livre de la Création, c'est trouver les réponses qui viennent de Dieu. La confrontation avec les sciences expérimentales montre que la représentation des Hébreux bibliques est la seule compatible avec le réel. Par exemple, les astrophysiciens découvrent aujourd'hui que la lumière existait avant le soleil... comme il est dit dans la Genèse. Toutes les religions sont des contes de fées, sauf la nôtre ! La Création en fait n'est pas terminée, comme l'a rappelé Benoît xvi aux Bernardins en 2008.

LPC. Pourquoi ce titre, La Question interdite ?
B. : Ce sont les théologiens qui l'ont interdite, parce qu'elle divisait l'Empire romain. Il y a beaucoup de choses à (ré)apprendre. 

LPC. Qu'apportez-vous de neuf avec votre autre B.D. Marie, mère du Christ ?
B. : Une nouvelle façon de raconter Marie entre la Passion et Pâques. Trois jours pendant lesquels Marie, alors que tout semble échouer, va se souvenir des évènements et entrer petit à petit dans la compréhension que son fils ne va pas entrer dans la mort.

LPC. Comment le jeune public perçoit-il vos ouvrages ?
B. : Ils ont déjà permis des conversions ! J'ai reçu de beaux témoignages, très émouvants, de jeunes de 18 ans qui ont demandé et reçu le baptême...
(*) Brunor Éd.


Marie Sallantin

Artiste peintre bien connue de Saint-Denys, Marie a surpris les paroissiens en venant dédicacer sur le stand des Livres neufs son ouvrage, publié quelques jours avant les JAM.

Le Petit Céphalophore : Marie, auriez-vous troqué votre pinceau contre un stylo ?
Marie S. : Pas du tout, puisqu'il s'agit de mes carnets d'atelier, de 1993 à 2002. Ils n'étaient vraiment pas destinés à la publication. Quelqu'un qui subit des émotions très fortes a besoin de prendre des notes pour ne pas dériver de tous côtés quand il a un peu perdu son chemin. Quand on est peintre, on sait qu'il y a mille chemins possibles... Pour pouvoir me retrouver, j'ai consigné dans un carnet, chaque jour ou presque, dix années durant, le point sur mes émotions, mes connaissances (vais-je suivre les Anciens, que disent les Modernes, etc.). Faire le point et laisser advenir. Partir du chaos, de trop d'infos... Je disais ce que j'entendais du monde, de la situation de l'art. Un atelier, c'est une chambre d'échos. Non pas imperméable au monde extérieur, mais ouvert sur l'universel comme peut l'être une cellule de moine.

LPC : Pourquoi avoir choisi le nom de Vénus* pour les publier ?
MS : Le livre s'appelle Vénus parce que c'est elle qui est venue dans ma peinture. Je ne m'y attendais pas ! Mais je l'avais attentivement observée, parce que j'avais beaucoup fréquenté les musées, dessiné d'après la statuaire grecque. J'avais envie de donner un tour joyeux à ma peinture, qu'elle dise la beauté du monde. Un chant à la beauté. Vénus a surgi alors que je ne pouvais y arriver par les biais, les avancées, les reculs...

LPC : Pourquoi avez-vous attendu dix ans pour nous livrer ces carnets ?
MS : En 2017, quelqu'un qui a eu accès à ces carnets a pensé les publier et a écrit la postface. Moi je les avais oubliés ! En les relisant, je les ai trouvés... actuels. Mes enfants aussi ont estimé que c'était vivant. Je les ai dédiés à mes petits-enfants et à tous les enfants du monde. Car l'idée de ces carnets, c'est la transmission.
(*) Éd. Monts-Déserts, coll. Paroles de Peintres, postface de Pierre-Jean Brassac.


Père Olivier Ségui

Les paroissiens ont retrouvé avec plaisir et émotion leur ancien vicaire, aujourd’hui curé de Saint-Jean-de-Montmartre, venu présenter lui aussi son tout premier livre : Saint Jean Baptiste, précurseur de la joie*.

Le Petit Céphalophore : Comment a eu lieu votre rencontre avec saint Jean Baptiste ?
Père Olivier Ségui : Ce fut une rencontre sculpturale, au porche Nord de la cathédrale Notre-Dame de Chartres. Une rencontre fulgurante avec cette statue avec, dans le choix d'adhérer au Christ, le sentiment que Jean est un passage nécessaire et quasi obligé. Pour témoigner du Christ, on a besoin de témoins privilégiés et Jean est le témoin privilégié. Dans toute vocation de baptisé et aussi de prêtre, on a besoin de ceux qui montrent le chemin vers le Christ, l'Agneau. Quand la désignation a eu lieu, la force de Jean est de s'oublier. Déterminé dans la volonté d'être l'ultime prophète, et en même temps de se retirer.

LPC : Comment avez-vous vécu le labeur de l'écriture ?
Père OS. : Cette rencontre a été tellement fondatrice que j'ai eu un besoin vital de rendre ce que j'ai reçu par Jean Baptiste. Pendant deux ans, j'ai fait de l'enseignement en m'appuyant sur les textes pour accompagner la contemplation évangélique. J'ai continué à travailler ce matériau, en me rendant compte que mes 30 pages initiales étaient devenues 60... C’est alors qu'un ami prêtre exégète m'a conseillé de présenter à un éditeur ce travail qui me passionnait d'autant plus que je voulais approfondir mon lien avec le Christ par le Baptiste. Et il m'a fallu deux années supplémentaires pour élaguer et préciser ma pensée en vue de l'édition.

LPC : Quel rapport Jean Baptiste entretient-il avec la joie ?
Père OS. : Dans la fréquentation de Jean se noue de jour en jour une amitié qui mène à une joie profonde, celle de la reconnaissance du Messie. Car on a toujours besoin du Baptiste pour parvenir au Christ. Cette joie, souvenez-vous, c'est exactement celle ressentie par Élisabeth, quand elle sent tressaillir la vie en elle à la vue de Marie qu'elle perçoit d'emblée comme « la mère de son Seigneur! ».
(*) Éd. Parole et Silence, coll. Cahiers de l'École Cathédrale                                                                                                            




 

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